dimanche 29 juillet 2007

Les écritures Japonaises

Dans les temps anciens, le Japon ne possédait pas de système d’écriture ; la culture et la mythologie du pays étaient donc transmises oralement, de générations en générations. C’est aux alentours du Ve siècle, que l’écriture Kanji fut importée de Chine. Mais, les langues chinoises et japonaises étant très différentes, les japonais créèrent par la suite les écritures Katakana et Hiragana, plus adaptées à la transcription du japonais.
Le Katakana fut inventé par des moines et érudits, afin de faciliter la rédaction et la lecture des textes sacrés ; alors que l’Hiragana fut créé par des membres de la société civile, pour un usage dans la vie de tous les jours. Cependant, les japonais n’abandonnèrent pas le Kanji d’origine pour autant, appréciant toujours la beauté de ses symboles.
De nos jours, il existe donc quatre types d’écriture au Japon : Hiragana, Katakana, Kanji, et Romaji. Le Romaji n’étant rien d’autre que l’alphabet latin utilisé par la plupart des langues européennes (les termes de go japonais mentionnés dans le " petit lexique " sont donnés en Romaji). A l’école primaire, les japonais apprennent en premier lieu l’Hiragana. Ensuite, vient l’étude du Kanji et du Katakana.
A l’inverse des caractères Kanji qui ont chacun leur propre signification, les caractères Hiragana et Katakana sont des symboles phonétiques qui n’ont pas de sens particuliers. Tous les sons de la langue japonaise peuvent être retranscrits indifféremment avec les caractères Hiragana ou Katakana. Ces deux systèmes d’écriture sont composés de caractères de base (kana), ayant chacun leur équivalence dans l’autre système. L’Hiragana est utilisé pour les mots courants de la langue japonaise ; tandis que le Katakana sert le plus souvent à transcrire les noms propres étrangers, ainsi que les mots empruntés à d’autres langues. Le Kanji est de loin le plus complexe de ces sytèmes d’écriture. Ses idéogrammes se comptent par milliers, représentant chacun une idée différente, mais pas nécessairement un son différent. De plus, la plupart des caractères ont plusieurs prononciations possibles. Par exemple, l’idéogramme pour " personne " peut être lu comme jin, nin, hito, bito, ri, etc…

samedi 7 juillet 2007

Dracula

Dracula est un personnage de fiction inventé par l'écrivain irlandais Bram Stoker à la fin du XIXe siècle. En s'inspirant d'un personnage historique, Vlad Ţepeş (Vlad III l'Empaleur), voïvode de Valachie au XVe siècle, l'auteur en a fait un vampire, c'est-à-dire un être immortel qui se repaît du sang des vivants. Le personnage de Dracula a été exploité par d'autres auteurs et a progressivement accédé à la notoriété : il s'agit désormais d'un des monstres les plus connus dans le monde occidental.

Le nom
Le nom du personnage de fiction se confond avec celui du personnage historique. Il est dérivé du substantif
dragon qui, en roumain, se dit dracul, la famille de Vlad Ţepeş ayant été nommée par les historiens les Drăculea. En effet, le père de Vlad Tepes a été surnommé Vlad II Dracul - Vlad II le Dragon - car il était membre de l'Ordre du Dragon. Par ailleurs, dracul ne signifie pas que "dragon" en roumain, mais également "diable". C'est cette ambiguïté syntaxique qui a été développée dans le roman de Stoker, soucieux de souligner l'aspect démoniaque du personnage.

Pouvoirs et incapacités
Les facultés prêtées à Dracula varient selon les versions. Ainsi, dans le roman de
Bram Stoker, le roi vampire possède de nombreux pouvoirs: il peut se transformer en chauve-souris, en chien, en loup, en grains de poussière sur des rayons de lune, en brouillard, se faire grand ou rapetisser, se rendre maître des éléments (tempête, brouillard, tonnerre) mais dans un espace limité, se faire obéir de certains animaux tels que le loup, le renard, le rat, le hibou, la chauve-souris ou la phalène, pénétrer la pensée des êtres qui ont bu son sang; entre autres, il connaît la nécromancie, la télépathie, l'hypnose. Quant au sang qu'il boit, celui-ci le fait rajeunir et devenir plus fort, mais le fait de ne pas en boire ne remet pas en cause son caractère immortel

Comment Dracula est-il devenu vampire ?
Les vampires, du moins ceux que les versions occidentales modernes nous donnent à voir, le deviennent en ayant été mordus par un autre vampire. Si certains auteurs appliquent cette loi à notre personnage – Anne Rice, par exemple, pour qui Dracula aurait été mordu par l’un des personnages qu’elle a créé, Lestat – en général, d’autres explications sont avancées. Car Dracula est un vampire bien particulier : pour son créateur, Bram Stoker, il s’agit du vampire originel, du premier vampire.
Le roman n’avance cependant pas d’explication quant à l’accession de Dracula au statut de buveur de sang : nous savons seulement que, comme ses semblables, son âme ne peut accéder à la paix éternelle ; l’élimination du roi vampire est ainsi une délivrance, comme le remarque un personnage du roman : « une expression de paix se répandit sur ce visage où jamais je n’aurais cru que ne pût apparaître rien de tel »
. Le roman ne fait que rappeler la cruauté et le goût du pouvoir du mortel qu’était Dracula, suggérant ainsi que là réside l’explication de sa damnation.
Peu nombreux sont les auteurs ayant exploité l’idée de la naissance du vampire Dracula. Dans le roman Les archives des Dracula, Rudorff avance une hypothèse : mortel, Dracula aurait secouru une belle gitane qui lui aurait promis, en échange, la vie éternelle. Dans le film de
Francis Ford Coppola, il aurait choisi de se détourner de l’Église, dont les représentants avaient refusé que sa femme soit enterrée sous prétexte qu’il s’agissait d’un suicide. Une autre piste possible et originale est celle avancée par le film "Dracula 2001". En effet, selon le scénario, Dracula ne serait autre que Judas Iscariote, l'Apôtre de Jésus condamné pour sa traîtrise. Son allergie à l'argent serait causée par la récompense qu'il aurait reçue, sa peur du soleil par son suicide à l'aube, etc.
Quake 4 est un jeu de tir à la première personne créé par id Software et développé par Raven Software en 2005. Plus qu'une simple suite de Quake 3 (dont il reprend la nervosité et la rapidité de jeu en multijoueur,Quake 4 se rapproche de Quake 2 pour ce qui est du solo et du scénario, et de Quake 3 pour le multijoueur - permettant ainsi d'effectuer du Strafe-jumping, du Rocket jumping ou d'autres tricks. Le jeu en lui même ressemble beaucoup de par ses graphismes à Doom 3.




Scénario
L'humanité à décider de mettre à mal la puissance des forces stroggs en les attaquants sur leurs propres planète : Stroggos. Ce jeu fait suite immédiate au premier volet de la série dans lequel le "big gun" une armes anti-aérienne et le chef strogg, le Macron, ont été éliminés. Dans la peau de l'éclaireur Matthiew Kane, le joueur rejoindra son unité aprés un atterrissage un forcé sur la planète, pour détruire les hangars à chasseur stroggs pour pouvoir détruire un canon anti-aérien pour permettre aux troupes de débarquer. Aprés environ 3h de jeu, Kane se vera partiellement "stroggifié" à travers une séquence plutôt "sanglante", cela correspond au niveau "antenne médicale strogg". Néanmoins, cette "transformation" permettra au joueur de comprendre partiellement la langue strogg et sera capable de déchiffrer diverses consoles. Le jeu se termine par la destruction de réseau de communication strogg, le nexus et sur une possible suite : "Kane, vous avez de nouveaux ordres" (dialogue extrait du jeu).

Armes
Les armes du jeu, disponibles dans Quake 3 ou Quake 2, ont pour certaines subi d'importantes modifications qui les rendent méconnaissables.
-Electro-gant : Gauntlet dans Quake 3, rendu plus réaliste et démarre avec une seconde de retard.
-Mitraillette : Machinegun dans Quake 3, elle fonctionne exactement de la même manière, et s'est vue attribuer une lunette de visée avec tir semi-automatique.
-Fusil à pompe : Shotgun dans Quake 3, cette arme perd de son originalité d'un point de vue design. En effet, le double canon scié de Quake 3 est remplacé par un simple canon et transforme l'arme en un fusil à pompe tout ce qu'il y a de plus banal. C'était l'arme la plus puissante du jeu, mais son angle de dispersion à été revue à la hausse dans le patch 1.3.
-Hyperblaster : Plasmagun dans Quake 3, l'arme a été légèrement modifié pour être moins puissante et équilibrer son jeu avec le nailgun. Il est désormais moins facile de grimper le long d'un mur avec cette arme.
-Lance-roquettes : Rocket Launcher dans Quake 3, l'arme n'a quasiment subi aucune modification, si ce n'est une légère accélération de sa cadence de tir - mais sur une courte durée.
-Lance-grenade : Grenade Launcher dans Quake 3, n'est quasiment pas modifié.
-Lance-clous : Nailgun, nom tiré de l'extension de Quake 3 :
Quake 3 Team Arena, Le Nailgun de Quake 4 est une réminescence de Quake 1 et se joue comme un mélange de Lance_roquettes et d'Hyperblaster. Cette arme, comme son nom l'indique, lance des clous à grande vitesse, et provoque de gros dégâts à courte portée.
-Sniper : Railgun dans Quake 3, il dispose des mêmes fonctionnalités, seul son design a été changé. Le temps de rechargement de l'arme a également été rallongé d'une demi-seconde.
-Lightning-gun : Appelé plus communément Shaft par les connaisseurs. Cette arme avait pour principal avantage dans Quake 3 son knockback. C’est-à-dire le fait de pousser la cible sur laquelle on tirait, et donc de la contrôler un cours instant. Ce knockback a disparu dans Quake 4 mais sera réintégré à l'avenir dans un patch.
-Dark Matter : Contrairement à ce qu'on pourrait croire, cette arme n'est pas l'évolution du BFG 10K de Quake 3, mais de celle présente dans Quake 2. A l'origine, le BFG était uniquement présent dans la série des Doom et ne devrait pas exister dans Quake 3.
On dénote deux type d'arme:
les armes à hitscan : Elles blessent l'ennemi à partir du moment où vous cliquez sur le bouton de tir. Cela veut dire que l'ennemi doit être à découvert et vous aussi.
Le armes à prédictions : Les projectiles de ces armes impliquent un déplacement dans le temps et l'espace. Quand vous cliquez sur le bouton de tir, le projectile part de vous jusqu'à la zone ciblée. Il vous faut donc deviner le déplacement de l'ennemi pour tirer là où il se situera dans les secondes à venir. Les armes à prédictions disposent également d'un splash dammage que l'on peut décrire comme une aire d'explosion du projectiles qui a la capacité de blesser ou projeter une cible dans son rayon d'action. On ne vise donc que très rarement directement une cible avec ces armes mais plutôt l'espace jouxtant la cible ( sol, mur, etc. ).

vendredi 6 juillet 2007

LES GRANDS GUERRIERS JAPONAIS (Samourai)

TORII SUNE'EMON ( ? -1575 ) :
L'archétype de la bravoure légendaire des Bushis. Guerrier déjà réputé par son courage, il se trouva avec son seigneur Okudaira Sadamasa assiégé dans le chateau de Nagashino en 1575, par les troupes de Takeda Katsuyori ( le fils de Takeda Shingen ) toujours en lutte contre Nobunaga Oda. Sa connaissance de la région le poussa à proposer d'aller chercher du secours en traversant de nuit les lignes ennemies.
Il parvint effectivement à alerter Nobunaga et son allié Tokugawa Ieyasu, mais sur le chemin du retour il fut capturé par les troupes du clan Takeda. Katsuyori lui proposa alors de rejoindre son armée, ce que Torii Sune'emon fit semblant d'accepter. Mais pour tester sa nouvelle allégance, Takeda Katsuyori l'obligea à se placer au pied du chateau afin de donner la fausse nouvelle de l'échec de sa mission aux assiégés.
Mais au lieu de cela, Torii cria de toutes ses forces à son seigneur de tenir bon, les renforts étant en marche. Takeda Katsuyori le fit alors crucifier devant les murailles de la citadelle assiégée. Mais le courage de ce Bushi fut si admiré, que Ochiai Michihisa, l'un des propres généraux Takeda, fit peindre sa propre bannière avec une image de Torii Sune'emon attaché sur sa croix.


MINAMOTO NO YOSHITUNE ( 1159-1189 ):
Destin particulièrement dramatique que celui de ce jeune général de l'armée des Minamoto. Né en 1159, ce jeune homme est le demi-frère de Minamoto no Yoritomo qui va devenir le premier Shogun de l'histoire du Japon. Il est tout d'abord élevé par des moines-soldats ( Yamabushis ) sous le nom d'Ushikawa, et se fait vite remarquer par ses talents de guerrier.
Très vite il rentre a service de son demi-frère comme général de l'armée Minamoto. Il y excelle, remportant de nombreuses victoires sur le clan Taïra ( Voir Heike Monogatari ). Ses actions les plus remarquées seront celles des batailles de Ichi no Tani ( 1185 ) et surtout la bataille finale de Dan no Ura ( 1185 ).
Son aura sur toute la classe militaire est si grande, qu'elle commence à gêner son demi-frère Yoritomo. Celui-ci devenu Shogun, et commençant à voir comme une menace ce jeune général si célèbre, décide de s'en débarrasser. Poursuivi par les troupes du Shogun et trahi par ses propres amis, il doit se faire
Seppuku assisté par son fidèle compagnon le moine Benkei.
Cette tragédie est devenue au Japon une véritable légende sera retracée par des contes, des pièces de théâtre et des récits. Le livre de Morris "La noblesse de l'échec" retrace l'ensemble de cette page célèbre de l'histoire du Japon.


KONDÔ ISAMI ( 1834 -1868 ) :
Le nom de ce Samouraï est toujours associé au Japon à celui du Shisen Gumi. Il est également synonyme de fidélité jusqu'à la mort à une cause et à un maître : le dernier Shogun Tokugawa. Né en 1834 dans la province du Musashi et d'origine paysanne, ce jeune samouraï se révèle un expert au sabre, venant de l'école de Kondô Shûsuke.
En 1863, à l'âge de 29 ans, il s'enrôle dans le Shisen Gumi, une police spéciale au service du Shogun, Tokugawa Yoshinobu. Un an plus tard, il en est nommé commandant. La même année, il s'oppose aux Samourais du Chôshû qui veulent renverser le Shogunat au profit de l'Empereur Meiji. Une escarmouche célèbre à l'auberge Ikeda-ya à Kyôto, se solde par la mort de plusieurs partisans de l'Empereur et pousse les clans Chôshû et Satsuma à la révolte contre le Shogun.
Kondô Isami décide d'organiser alors une armée anti-impériale à Edo ( Tokyo ) appelée la Kôyô Chimbutai. Mais celle-ci mal armée et mal organisée ne résista pas face à la moderne armée Impériale. Capturé, Kondô Isami fut exécuté. Il avait payé de sa vie sa fidélité au Shogunat.


ÔSHIO HEIHACHIRÔ ( 1793 -1837 ) :
Samouraï et philosophe qui consacra sa vie et sa mort au respect du Bushidô le plus pur. Engagé à 13 ans, par le préfet d'Osaka, il devint rapidement Yoriki ( Samourai à cheval ) et servit le préfet jusqu'à l'âge de 37 ans. Durant cette période, étant un fervent disciple de l'école Yômeigaku, il applique les thèses du confucianiste Chinois Wang Yangming. Il ouvre, notamment, une école à son domicile pour les enfants des classes sociales militaires et marchandes.
En 1830, le Japon rentre dans une période de mauvaises récoltes. Le préfet d'Osaka, démissionne, protestant ainsi contre les mesures insuffisantes du Shogunat pour réduire la famine du peuple. Ôshio démissionne à sa suite. Il essaie, alors, d'attirer l'attention des autorités sur la misère des paysans. Pour aider ces derniers, il vend tous ses biens et en distribue la valeur aux affamés. Mais cela ne suffit pas.
Le 19 Février 1837, à la tête de 300 hommes, Ôshio Heihachirô lance une émeute ( Tempô-Jiken ). Il attaque les magasins des riches marchands de riz. Les stocks sont rapidement distribués à la population affamée. Mais les incendies allumés échappent au contrôle des insurgés et un quart d'Osaka est détruit par le feu. La garnison du chateau attaque alors les insurgés et les pourchasse. Ôshio Heihachirô, au bout d'une poursuite de 40 jours préfére se suicider. Mais son exemple conduit ,plus tard, de nombreux mouvements de révolte à se réclamer de son nom
.

Les chateaux Japonais

Contrairement à une idée reçue, les châteaux Japonais ont tous été construits en l'espace d'une centaine d'années seulement ( 1550-1650). Ils sont la conséquence directe de l'arrivée des armes à feu dans le pays, et du pouvoir sans précédent de quelques grands généraux ( Nobunaga, Hideyoshi, Tokugawa )
L'ensemble est composé en son centre d'un donjon à 7 étages( Tenshu ), entouré de deux ou trois enceintes protégées par des douves. La taille des pierres utilisées pour les fondations des enceintes rendaient l'ensemble extrêmement solide, mais les bâtiments restant en bois, restaient sujets aux incendies.
L'intérieur des donjons était fastueux, de style Shoin. Les murs et les Fusumas étaient recouverts de magnifiques peintures des plus grands artistes.


L'ARCHITECTURE DES CHATEAUX :
L'architecture des châteaux Japonais se révèle assez proche de l'esprit qui a prédominé pour la construction des forteresses Européennes. En tout premier lieu, le plan des châteaux ( Nawabari ) est composé de deux à cinq enceintes concentriques. L'enceinte intérieure ( Hon Maru ) abrite le Tenshu. L'enceinte extérieure est, elle, entourée de douves ( Sotobori ), généralement remplies d'eau.
Pour mieux défendre le chateau, les architectes Japonais ont imaginé un dédale assez savant de portes fortifiées ( Mon ) et de coursives composées de murs à angle droit, faciles à défendre par les assiégés. De même, l'ensemble des bâtiments et des tours renfermaient des trappes ( Ishiotoshi ) d'où les Bushis versaient huile bouillante ou pierres sur les assaillants.
L'ensemble des murailles possédaient plusieurs tours de guet ( Yagura ) reliées entre elles par des passages couverts. Ceci permettaient de déplacer les troupes en toute sécurité pour intervenir en tout endroit du chateau. Les soldats y entreposaient également l'ensemble des armes, des provisions et y passaient de longues journées de garde.

LES MURS DES CHATEAUX :
Certainement l'élément le plus important et le plus crucial pour la défense du chateau, le mur de pierre ( Ishigaki ) symbolise parfaitement le chateau Japonais. Sa plus grande particularité est sa forme incurvée nécessaire pour résister aux tremblements de terre fréquents dans l'archipel.Une autre raison de cette forme provient d'une particularité étonnante pour la construction d'un chateau : l'absence totale de mortier pour édifier ces murs gigantesques. Chaque pierre est en effet posé avec précision sur celle du dessous, le poids de l'ensemble garantissant la solidité de la construction ( méthode gobo zumi)
Les murs des châteaux Japonais constituaient ainsi autant de défenses circulaires, obligeant les attaquants à parcourir des dédales meurtriers où beaucoup de Bushis perdaient la vie. Le château de Kumamoto, au sud du Japon, possède les plus beaux exemples de murs de défense encore visibles.

LES PORTES DES CHATEAUX :
Eléments clés de la première ligne de défense des châteaux, les portes ( Môn ) des châteaux Japonais se sont compléxifiées au fil du temps, pour devenir de véritables places fortes. On pouvait compter jusqu'à 21 portes successives à franchir ( Himeji ) avant d'atteindre le donjon ( Tenshu), coeur du chateau.
La première porte extérieure ( Ôtemon ) était généralement accessible par un pont en bois fixe qui franchissait les douves. Dés l'entrée, l'assaillant était enfermé dans une cour intérieure dont la seule issue était une autre porte massive située dans une chicane. De tous les côtés du bâtiment, des ouvertures permettaient aux défenseurs de tirer des flèches sur les intrus.
Ce système de défense se répétait à chaque franchissement d'une enceinte extérieure ( Maru ) et constituait autant d'obstacles mortels pour les assaillants. Une des particularités de ces solides portes restait leur construction. Bâtie sur une base en pierre, leur structure était en bois, y compris la lourde porte. Pour éviter que l'ennemi ne soit tenté d'incendier le bâtiment, on recouvrait d'enduit protecteur les murs extérieurs. Mais cette précaution se révélait rapidement vaine face aux flèches enflammées.

Qu'est-ce qui est à l'origine de la création du pétrole ?

Le pétrole est issu de la décomposition de matières organiques végétales et animales qui se sont accumulées au fond des océans il y a des millions d'années (notamment lors du Silurien, du Jurassique et du Crétacé). Cette matière organique, collectée dans des endroits confinés (lagunes, deltas, ...) s'enfonce alors lentement à des profondeurs de plus en plus importantes.
Avec la chaleur interne de la terre, la pression, en présence de bactéries et en l'absence de l'oxygène, l'ensemble des matières organiques en présence ont été lentement décomposées et transformées en gaz et en un liquide plus ou moins visqueux qui est le pétrole.Selon la configuration du terrain, la variété des produits enfouis (matières végétales, animales, plancton…) et d'autres paramètres, le pétrole formé peut être plus ou moins soufré, plus ou moins léger ou contenir plus ou moins de sel.

Le pétrole léger, moyen ou lourd est le résultat de la décomposition d'organismes du carbonifère (micro-organismes, animaux et végétaux), pris au piège dans les sédiments. Il se forme d'abord en kérogène qui se transforme lui-même (suivant les différentes conditions environnementales) en pétrole, gaz ou charbon. Cette transformation n'a lieu qu'en milieu réducteur (cette condition est généralement liée à la pauvreté du milieu en oxygène), par un ensemble de réactions chimiques complexes dans des conditions de température et de pression élevées.On parle de produit fossile, comme pour le charbon (résultat d'une transformation différente qui se produit sur des organismes de la même époque), en raison de la durée nécessaire pour la formation des sédiments, de l'ordre de dizaines voire des centaines de millions d’années.

Cependant, dans quelques rares cas, on a pu déterminer une formation beaucoup plus rapide, de l'ordre du million d'annéesLes civilisations mésopotamiennes ont très tôt utilisé le pétrole affleurant à même le sol dans certaines régions du golfe Persique comme produit pharmaceutique, cosmétique et comme combustible pour les lampes à huile. Au Moyen Âge, il a été utilisé par les Byzantins puis les Vénitiens dans la préparation du « feu grégeois » pour incendier et couler les navires ennemis.

En 1885, le chimiste américain Benjamin Silliam Jr. (1816-1885), reprenant des travaux antérieurs, retrouva un certain nombre de produits naturels par distillation du pétrole : goudrons, lubrifiants, naphta, solvants pour les peintures ainsi que l'essence qui, considérée à l'époque comme produit mineur, était utilisée comme détachant.

En 1857, la ville de Bucarest était la première au monde éclairée au pétrole.

En 1900, le principal usage du pétrole était celui de « pétrole lampant » qui venait de remplacer chandelles et bougies et brûlait dans des lampes à pétrole en cuivre ou porcelaine.

En 1857 et 1858 la production mondiale de pétrole était de 200 tonnes par an et provenait entièrement de Roumanie.

En août 1859, en:Edwin Drake découvre du pétrole en Pennsylvanie, à en:Titusville et dès 1859 les USA produisent 274 tonnes. Entre 1860 et 1863 commence la production au Canada et en Russie.C'est depuis la fin du XIXe siècle et plus encore au début du XXe siècle que le pétrole a pris toute son importance comme combustible en vue de produire de l'énergie puis, dans l'entre-deux-guerres, comme matière première pour la production de multiples matières plastiques et méthode de chauffage.

jeudi 5 juillet 2007

La guerre au Darfour

La guerre civile au Darfour est un conflit armé qui touche depuis 2003 la région du Darfour située à l'ouest du Soudan. Les origines du conflit sont d'ordre politique, mais il s'agit surtout d'une lutte pour des ressources : eau, terres, pétrole le tout sur fond de nettoyage ethnique.
Le conflit du Darfour a provoqué la plus importante crise humanitaire dans le monde aujourd’hui :
plus de 200 000 morts, civils pour la plupart, victimes d’attaques mais aussi de famine et de maladie ;
2 millions de déplacés ;
230 000 réfugiés au Tchad, principalement à l’est du pays (où le conflit commence à s’étendre avec des incursions Janjawids désormais fréquentes) et en République centrafricaine.
Le Soudan sort à peine de la seconde Guerre civile soudanaise ; un conflit qui a duré une vingtaine d’années depuis 1983 entre les rebelles du sud et le gouvernement soudanais, et qui a déjà fait près de 2 millions de morts.

Les forces en présence
Un poste de santé attaqué par des milices janjaouids
Les forces en présence sont :
D’une part les Janjawid (littéralement : « les cavaliers de guerre »), une milice arabe recrutée parmi les tribus Abbala et soutenue par le gouvernement soudanais, qui malgré ses dénégations, a fourni argent et assistance et même directement participé à des attaques. Selon une ONG, la Chine, qui achète les deux tiers du pétrole soudanais, vend au gouvernement soudanais armes et appareils militaires, et s'est opposée à des sanctions contre le Soudan. La Russie fournirait du matériel militaire également, tout cela malgré un embargo de l'ONU. Ceux-ci font églament des incursions au Tchad voisin pour s'en prendre aux villages de réfugiés du Darfour et villages autochtones chrétiens.
Et d'autre part les forces rebelles issues des tribus "africaines" du Darfour et principalement représentées par les mouvements SLA (Armée de libération du Soudan) et JEM (Mouvement pour la justice et l'égalité) Le SLA aurait le soutien de l'armée populaire de libération du Soudan (appelée SPLM et soutenue par les USA) et qui a pour but avoué l'établissement d'un Soudan démocratique. Basées au Sud du Soudan, ce mouvement non-arabe et non-musulman s'oppose au gouvernement central basé au nord qui est majoritairement arabe et musulman.
Les forces de paix : près de 7 000 soldats de l'Union africaine (UA) sont déployés dans la région (Missions AMIS) pour protéger les civils. Ils sont inefficaces. Le gouvernement de Khartoum tarde à autoriser l'envoi de casques bleus prévu par l'ONU au Darfour, pour compléter la mission de l'Union africaine (Des casques bleus de la mission MINUS sont déja présents au Sud Soudan).
Sur le plan international, les États-Unis qualifient l'action des Janjawids de génocide et exigent des sanctions commerciales internationales contre le Soudan et parlent même d’une intervention militaire alors que l'Europe cherche une solution diplomatique. La France juge très préoccupante l’extension du conflit soudanais aux pays voisins où elle maintient une assistance militaire (notamment au Tchad et en République centrafricaine). La Chine, alliée de Khartoum et principal exploitant industriel du pétrole soudanais, menace d'user de son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations-unies pour bloquer des sanctions.
79 ONG opèrent encore dans cette région, dont 10 sont françaises. La Croix-Rouge française a lancé un appel pour l'ouverture de corridors humanitaires au Darfour car l'accès aux victimes est le principal problème des ONG. Il s'efforce de permettre aux personnes vulnérables de rester chez elles plutôt que de migrer sous la contrainte dans des camps déjà surpeuplés à l'intérieur du Soudan ou dans les pays voisins.

Causes
Carte des concessions pétrolières et gazières (2004): Les concessions du Darfour sont attribuées aux chinois
Les raisons du conflit sont multiples et liées entre elles :
Une origine climatique et environnementale : un phénomène de sécheresse dans tout le Sahel, qui s'amplifie et de désertification qui a commencé depuis les années 1970.
Une explosion démographique, la population a doublé en 20 ans.
Une compétition pour l'espace.
Des ethnies différentes, aux répartitions imbriquées.
Un pays vaste et mal unifié, le Soudan. Le pouvoir central néglige les peuples de la périphérie qui se révoltent.
La découverte de ressources pétrolières qui suscitent les convoitises.
Le Darfour est une région du Sahel qui se trouve à l'ouest du Soudan : 5 à 6,1 millions de personnes y vivent ; la région a un très faible niveau de développement : seulement un tiers des filles (pour 44,5% des garçons) va à l'école primaire.
La découverte du pétrole dans cette région a aussi suscité les convoitises. Si le conflit a largement été décrit en termes ethniques, et probablement politiques, il s'agit aussi d'une lutte pour les ressources pétrolières situées au sud et à l'ouest.
Trois tribus principales sont installées au Darfour : les Four (qui a donné son nom au Darfour), les Masalit et les Zaghawa. Jusqu'à présent, le passage des chameliers arabes dans le sud était demeuré sans incidents.
Pendant l'hiver 2003, l’opposition au président soudanais Omar el-Béchir fait entendre sa voix. En représailles, Khartoum laisse agir les milices arabes (les Janjawids dirigés par Choukratalla, ancien officier de l'armée soudanaise) dans tout le Darfour. Les armées soudanaises bombardent les villages du Darfour. Les populations sont victimes de bandes armées que le gouvernement de Khartoum semble laisser faire. Plus grave, humanitaires et diplomates accusent le gouvernement d'avoir armé et payé les Djandjaouids…

Conséquences humaines et sanitaires
Les principales victimes sont les populations civiles de Darfour qui subissent les attaques de janjawids. L'ONU parle de crime contre l'humanité. Il s'agit de massacres. Les USA parlent de génocide.
Le décompte des victimes
Selon le ministère des affaires étrangères: 200 000 morts ( septembre 2006)
Selon l'ONU:
400 000 personnes "ont perdu la vie" ( septembre 2006)
plus de 200 000 personnes "ont été tuées" ( Mai 2007)

Villages détruits ( Août 2004)

Une cabane dans un camps de déplacés au Darfour
Le bilan humain s'alourdit toujours depuis février 2003 : meurtres, viols, y compris de fillettes, sont rapportés par les témoins dans les camps de réfugiés. Les premières victimes de la crise sont les enfants. Les causes de mortalité infantile sont multiples : sous-nutrition (un bol par jour d’assida, c'est-à-dire d'un mélange de farine et d'eau), maladies diarrhéiques (choléra) provoquées par la pollution de l'eau, blessures, pneumonies, fièvres.
Au mois de juillet 2004, le congrès des États-Unis vote à l’unanimité une résolution pour donner un nom aux exactions des janjawids au Soudan : génocide. Se référant à une enquête faite pendant l’été 2004 dans dix-neuf camps de réfugiés soudanais au Tchad, le secrétaire d’État américain Colin Powell qualifie les événements du Darfour de génocide en septembre 2004. Il souhaite ainsi dénoncer les violences des milices arabes sur les populations du Darfour. Les rebelles sont satisfaits de cette reconnaissance et réclament une intervention directe de la communauté internationale.
Selon le président de Médecins sans frontières, la majorité des victimes auraient été faites entre 2003 et 2005, et depuis, le conflit aurait « baissé d'intensité », avec actuellement 200 morts par mois.
Les populations déplacées
Les destructions, les villages rasés, la politique de terre brûlée (attaque et vol du bétail, champs incendiés) forcent les populations à partir:
12 camps de réfugiés au Tchad : Bredjing ( 28 000 réfugiés)...
Des dizaines de camps de déplacés:
Géreida(128 000 déplacés),
Zalingeï (95 000 déplacés),
Kalma (91 000 déplacés),
El-Geneïna...
À Riyad (20 000 déplacés), les réfugiés sont essentiellement des femmes et des enfants. Les ONG, le Programme alimentaire mondial et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés se plaignent. Le manque de sécurité gêne le travail des ONG ; plusieurs travailleurs humanitaires soudanais ont été enlevés. Le président soudanais est accusé.
Les conséquences locales : beaucoup d'hommes s'engagent dans l’armée rebelle pour combattre des milices Plusieurs miliciens janjawids ont été condamnés par la justice locale à la peine de mort. Des amputations de mains et de pieds ont été également prononcées contre les voleurs.

Dernier bilan fiable
Le ministère des affaires étrangères français publie le bilan suivant en septembre 2006:
200 000 morts ;
230 000 réfugiés au Tchad;
et 2 millions de personnes déplacées .
le taux de mortalité est passé en-dessous du seuil de crise d’1 pour 10 000 par jour et s’établit entre 0,7 et 0,8.



source: Le monde.fr